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Beaucoup de bruit pour le Rafale ?

Dassault serait entré en négociations exclusives avec le Qatar pour l’achat de 24 avions de chasse Rafale. Un contrat qui pourrait constituer la première exportation du Rafale, depuis sa création en 1989. Ces « négociations exclusives » peuvent cependant être trompeuses. En janvier 2012, l’Inde était par exemple entrée en « négociations exclusives » avec Dassault pour l’achat de 126 Rafale, dont 18 fabriqués en France puis 108 sous licence en Inde, mais ces discussions ne sont toujours pas conclues en cette fin d’année 2014. En décembre 2013 déjà, l’avion de chasse avait essuyé un revers cinglant au Brésil où le gouvernement avait préféré jeter son dévolu sur le Gripen du suédois Saab, plus économe. « Le Brésil n’était pas une cible prioritaire pour le Rafale », affirmait alors Jean-Yves Le Drian. D’autres pays avant le Brésil avaient déjà refusé d’intégrer le Rafale. Il faut préciser que ces pays cherchaient avant tout à se doter d’un avion de combat pour des raisons de prestige, davantage que pour ses qualités militaires. Dès lors, la question du prix était extrêmement importante. Concernant l’Inde, tout n’est pas encore perdu. Le contrat du Rafale, estimé à environ 12 milliards de dollars, implique un complexe partage de technologies et selon la presse indienne, les discussions achoppent actuellement sur la question des responsabilités (délais, dommages..) pour les appareils produits en Inde. Le ministre français a mis en avant le fait que tous les contrats de défense négociés entre la France et l’Inde « contribueront à développer le programme ‘Make in India’ dans le secteur de la défense ». Un argument de poids, puisque le Premier ministre indien Narendra Modi a lancé cette initiative afin d’attirer les investisseurs industriels étrangers pour qu’ils produisent en Inde. L’Inde est le premier importateur mondial d’armes conventionnelles. Depuis quinze ans, aucune tentative d’exportation du Rafale n’a jamais abouti. L’exportation du Rafale revêt un enjeu budgétaire considérable. Des commandes à l’étranger viendraient en effet soulager les épaules de l’Etat, pour le moment seul client du Rafale. « Il y a du bon travail qui a été engagé », a déclaré le président français François Hollande, interrogé sur l’avancement du dossier à Paris. « Il faut être toujours prudent sur ces contrats. Le travail se fait. Et lorsqu’il sera conclu, nous pourrons parler. Jusqu’à présent, le silence est plutôt la bonne méthode », a-t-il estimé. Espérons pour le Rafale des ventes… en rafale. Source : vol en avion de chasse L39

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Quand un Rafale escorte un drone

Le centre national des opérations aériennes (CNOA) a sorti les grands moyens. Un avion de chasse de l’Armée de l’air française et un hélicoptère ont décollé de la base de Saint-Dizier pour accompagner un drone survolant l’espace aérien français. Objectif de la mission : neutraliser l’engin de 55 kilos et de 3,5 mètres d’envergure, volant à 170 km/h. «  »S’il y avait eu un risque que le drone s’écrase dans une zone à forte densité de population, nous serions intervenus », explique Yves-Marie Guillou, commandant second du CNOA. Le drone provenait de Belgique. La société privée Vito l’utilisait pour faire des essais de surveillance maritime au nord du pays. Mais l’engin a échappé à leur contrôle. Vito a rapidement prévenu les autorités belges qui ont rapidement fait décoller deux F-16 pour intervenir. « Dans le même temps, elles nous ont prévenu que le drone prenait la direction de la France », détaille le commandant Guillou. La haute autorité de défense aérienne a dans la foulée mobilisé un Rafale et un hélicoptère. « Vu l’altitude et la vitesse du drone, c’est un duo efficace pour agir si nécessaire ». « Nous avons des accords bilatéraux avec tous nos voisins. Donc les chasseurs belges auraient pu survoler la France, sous le contrôle du CNOA et inversement. Mais dans ce cas-là, le Rafale était déjà sur place donc nous avons pris le relais », continue Yves-Marie Guillou. « Concernant ces poursuites transfrontalières, nous faisons des exercices réguliers avec nos voisins. Nous en avions justement effectué un il y a quelques jours avec la Belgique ». Les opérations en coopération entre les deux armées de l’Air se font donc de manière très fluide permettant d’agir rapidement. Le drone a fini par tomber en panne et s’écraser dans un champ près de Reims sans que l’armée n’ait eu à le neutraliser. C’est le premier événement impliquant un drone, auquel ait dû faire face le CNOA. Mais il se prépare à tous les scénarios possibles impliquant des aéronefs. D’autant plus que les incidents de ce type risquent de se multiplier… Le marché français des drones civils pourrait dépasser 650 millions d’euros en 2025.