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Air France à la limite du crash

En raison d’un manque de communication avec le flux d’air que les visiteurs gèrent à Bogota, en Colombie, un Airbus A340 contrôlé par Air France a été coincé dans un cisaillement de vent lors de son retrait. Néanmoins, le Bureau français d’enquête et d’évaluation pour la protection de l’aviation civile (BEA) a découvert que les mesures préventives prises par le transporteur juste après un événement très similaire des semaines auparavant auraient pu stocker la journée. Le 18 août 2017, l’Airbus A340-300, immatriculé F-GLZO, effectuait le vol de la compagnie aérienne AF-681 de Bogota, Colombie (BOG) à Paris (CDG), France avec 219 voyageurs et 10 membres d’équipage à bord. Alors qu’il se trouvait dans l’emplacement de retenue de la piste 13R préparée pour le décollage, l’anémomètre déterminait le vent soufflant de 211 ° à 1 nœud. Alors que l’équipe de voyage a commencé l’acquisition de l’exploitation, le vent de face s’est élevé à 11 nœuds, donc lorsque l’avion a atteint le rythme de rotation, il s’est rapidement transformé en un vent arrière de 12 nœuds plus un courant descendant de 4 nœuds, diminuant la vitesse de 6 nœuds. . « À cette seconde, 6 instants juste après que l’avion a quitté le sol, l’Air Travel Administration Assistance and Envelope Laptop ou computer a identifié un cisaillement provoquant finalement un » WINDSHEAR « de couleur rougeâtre qui signifie simplement affiché pendant 15 secondes dans le vol de la compagnie aérienne principale. L’affichage (PFD) ainsi que la mise en garde mp3 «WINDSHEAR» étant fréquents 3 fois », indique le BEA dans la dernière déclaration. L’équipage de conduite n’a pas réussi à modifier la conception de l’avion et la position d’assaut a continué de s’améliorer avant le lancement du programme «Alpha Protection», pendant quelques secondes seulement. La vitesse du vent arrière a commencé à diminuer et la vitesse aérodynamique calibrée ainsi que le taux de montée se sont améliorés. L’avion a finalement franchi le seuil de piste en utilisant une limite d’altitude adéquate. À partir de ce point, le voyage aérien se poursuit habituellement et atteint correctement le lieu de vacances. Avec toute la poussée de l’avion précédemment réglée sur Away Go About, l’équipe de voyage possédait des options restreintes pour agir. Par conséquent, le BEA souligne comment la meilleure gestion des risques de cisaillement du vent est la prévention. Mais pour y parvenir, l’aéroport international de Bogotá El Dorado devrait être équipé des bons systèmes qui pourraient informer le trafic environnemental du site Web sur le cisaillement du vent. Ce n’est peut-être pas la façon dont c’est actuellement. Le BEA recommande un examen des dangers par le biais de l’influence de l’aviation civile colombienne et, si nécessaire, l’installation du matériel approprié. De plus, il conseille une modification de procédure qui exigerait des contrôleurs de la circulation aérienne ciblée d’offrir aux équipages de voyage au départ les informations sur le vent soufflant des deux extrémités de la piste. À la suite de l’accident, Atmosphere France possédait accordé un NOTAM à votre équipage pour demander ces informations et faits aux contrôleurs. Enfin, le BEA ne manque pas d’informations et de faits connexes disponibles pour l’équipage français simplement parce que d’autres interactions organisées par ATC ont été fabriquées en espagnol. «Le contrôleur a autorisé un certain nombre d’équipages à descendre rapidement avant le voyage aérien d’Air Flow France et leur a donné à chaque fois les dernières informations sur le flux de vent. Ces détails, transmis en espagnol, pourraient avoir été d’un grand intérêt pour l’équipe lors de cet événement critique », suggère le rapport. Le 11 mars 2017, 5 plusieurs semaines juste avant l’événement, un autre A340 d’Atmosphere France a enregistré un F-GLZU informé d’une acquisition anormalement longue au terminal de l’aéroport de Bogota. En conséquence, la société française a connu des marges de sécurité considérables pour les routes effectuées autour de l’A340-300, réduisant ainsi la distance entre l’avion et le poids corporel. Selon le BEA, la différence de poids corporel aurait pu être décisive dans la capacité de l’avion à surmonter le cisaillement du vent, et aurait pu éliminer un accident.

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Rien ne va plus pour l’A400M

Rien ne va plus pour Airbus et sa branche militaire, notamment, l’A400M. Après les surcoûts, les retards et des clients ne tenant pas leurs promesses, l’avion militaire d’Airbus, l’A400M Atlas, semble maudit… Il vient de s’abimer en Espagne alors qu’il effectuait un vol d’essai. Cet accident survient alors que le programme semblait déjà mal né. Récemment, la DGA avait fustigé Airbus pour la gestion de ce programme. Et l’avionneur lui-même avait reconnu de sérieux problèmes dans le pilotage de ce projet compliqué puisqu’il avait remercié le patron d’Airbus Military. L’Usine Nouvelle vous propose de vous replonger, grâce à ce dossier exceptionnel, dans toutes les difficultés recontrées par ce programme. De l’assemblage dans l’usine de Séville aux campagnes d’essai en passant par les demandes changeantes des clients. L’avion militaire d’Airbus, l’A400M, n’en finit pas d’accumuler les déboires. Après les surcoûts, les retards de livraison et les clients (des Etats européens) ne tenant pas leurs promesses, l’aéronef devra maintenant affronter aussi les conséquences d’un crash. Lors d’un vol d’essai, un exemplaire de l’avion militaire destiné à l’armée turque s’est écrasé le 9 mai, quelques minutes seulement après son décollage de l’aéroport de Séville, où se trouve l’usine d’Airbus. A ce stade, quatre membres de l’équipage auraient trouvé la mort lors de cet accident. Six personnes se trouvaient à bord, toutes employées d’Airbus. Les deux personnes rescapées sont très grièvement blessées. Après la démission du patron de la branche des avions militaires, Domingo Urena-Raso, Airbus doit remettre d’équerre l’organisation industrielle du programme A400M qui n’a pas résisté à la montée en cadence. A l’occasion de sa cérémonie des vœux pour la presse, Tom Enders, le PDG du groupe Airbus, a tenu à relativiser, ce jeudi 29 janvier, les nouveaux déboires rencontrés par son programme d’avion de transport militaire l’A400M. « Ce n’est pas une catastrophe mais c’est sérieux », a-t-il dit. Selon lui la situation n’a en effet rien à voir avec celle de 2009, quand le groupe s’interrogeait alors sur la pertinence à poursuivre ou non un programme dont les coûts de développements explosaient. Toutefois après les sévères critiques exprimées notamment par l’Allemagne, les nouveaux retards annoncés ont coûté la tête au patron de la branche des avions militaires, Domingo Ureña-Raso, un pilier du groupe présent dès sa création. Il est remplacé par Fernando Alonso, jusqu’ici directeur du programme d’essais en vol de l’appareil. « Il connaît parfaitement l’appareil.C’est l’homme de la situation au bon moment », veut croire Tom Enders. L’avionneur distille au compte-gouttes les explications sur les nouveaux problèmes rencontrés par le programme alors que près d’une dizaine d’appareils sur les 174 commandés ont déjà commencé à être livrés aux différentes armées européennes (France, Royaume-Uni, Allemagne…) et à la Turquie. Ils sont de natures différentes. Le PDG du groupe avance un retard sur la disponibilité des capacités militaires. Plusieurs versions de l’A400M sont prévues en fonction des missions envisagées par les armées (soutien logistique, largage aérien, systèmes d’autoprotection, ravitaillement en vol…). Cela pourrait entraînait une personnalisation à l’excès des appareils préjudiciable à l’efficacité de la ligne de production. « La plus grande partie de l’avion est commune à tous les clients. Il se différencie par les systèmes militaires et de télécommunications propres à chacune des armées. On peut donc changer les appareils entre les clients jusqu’à un certain point sur la ligne d’assemblage. Au delà, l’appareil devient soit belge, soit français, soit allemand… », explique Marwan Lahoud, directeur de la stratégie du groupe. L’autre explication du retard viendrait des difficultés rencontrées par les fournisseurs. « C’est un problème de supply chain, explique Marwan Lahoud. Les sous-traitants internes et externes ont du mal à suivre l’augmentation des cadences ». Ainsi au pied de la chaîne d’assemblage, d’une part, les pièces n’arrivent pas au rythme attendu et d’autre part elles ne sont pas toujours conformes aux spécifications. Pour expliquer ces difficultés, la direction d’Airbus met en avant la forte sollicitation de ses fournisseurs par d’autres programmes notamment dans le secteur civil: montée en puissance du programme A350, de la gamme A320… Pour rectifier le tir, Airbus revoit l’organisation industrielle du programme. L’industrialisation de l’A400M sera désormais intégrée à la direction des opérations d’Airbus Defence and Space (source: Agence Séminaire). Elle est confiée à Pilar Albiac-Murillo, recrutée auprès de l’industrie automobile en 2007 pour améliorer l’efficacité opérationnelle du groupe.