Archives mensuelles : octobre 2019

Le futur de la construction des avions

Les avions commerciaux actuels sont généralement fabriqués en sections, souvent en différents endroits (ailes dans une usine, sections de fuselage dans une autre, composants de queue ailleurs), puis volés vers une usine centrale dans d’énormes avions cargo pour l’assemblage final.   Mais que se passe-t-il si l’assemblage final est le seul assemblage, l’avion entier étant construit à partir d’un grand nombre de minuscules pièces identiques, toutes assemblées par une armée de minuscules robots?  C’est la vision que Benjamin Jenett, étudiant diplômé, travaillant avec le professeur Neil Gershenfeld au Centre for Bits and Atoms (CBA) du MIT, poursuit son travail de thèse de doctorat. Nous en sommes maintenant au stade où les versions prototypes de ces robots peuvent assembler de petites structures et même travailler en équipe pour constituer des assemblages plus grands.  Le nouveau travail apparaît dans le numéro d’octobre de IEEE Robotics and Automation Letters, dans un article de Jenett, Gershenfeld, d’une autre étudiante diplômée, Amira Abdel-Rahman, et d’un ancien de l’ABC, Kenneth Cheung, SM 2007, Ph.D. ’12, qui est maintenant au centre de recherche Ames de la NASA, où il dirige le projet ARMADAS visant à concevoir une base lunaire pouvant être construite avec un assemblage robotique.   « Cet article est un régal », déclare Aaron Becker, professeur agrégé d’ingénierie électrique et informatique à l’Université de Houston, qui n’était pas associé à ce travail. « Il combine une conception mécanique de pointe, des démonstrations époustouflantes, un nouveau matériel robotique et une suite de simulation comprenant plus de 100 000 éléments », a-t-il déclaré.  « Ce qui est au cœur de cette approche, c’est un nouveau type de robotique, que nous appelons des robots relatifs », explique Gershenfeld. Historiquement, explique-t-il, il existe deux grandes catégories de robotique: des composants personnalisés coûteux et soigneusement optimisés pour des applications particulières telles que l’assemblage en usine, et des modules fabriqués en série peu coûteux et beaucoup moins performants. Les nouveaux robots, cependant, sont une alternative aux deux. Ils sont beaucoup plus simples que les premiers et bien plus performants que les derniers, et ils ont le potentiel de révolutionner la production de systèmes à grande échelle, des avions aux ponts en passant par des bâtiments entiers.  Selon Gershenfeld, la différence essentielle réside dans la relation entre le dispositif robotique et les matériaux qu’il manipule et manipule. Avec ces nouveaux types de robots, « vous ne pouvez pas séparer le robot de la structure, ils fonctionnent ensemble en tant que système », explique-t-il. Par exemple, alors que la plupart des robots mobiles requièrent une grande précision systèmes de navigation pour garder une trace de leur position, les nouveaux robots assembleurs doivent seulement savoir où ils se trouvent par rapport aux petites sous-unités, appelées voxels, sur lesquelles ils travaillent actuellement. Chaque fois que le robot fait un pas sur le prochain voxel, il réajuste son sens de la position, toujours en fonction des composants spécifiques sur lesquels il se tient présentement. Source : pilotage avion.

Le Projet D’achat De Gripen Dans Le Viseur Des Citoyens Suisses

L’avenir du Gripen en Suisse est désormais dans les mains des citoyens suisses. C’est ce mardi que débute la collecte en vue de recueillir 50.000 signatures pour l’organisation d’une votation (référendum) pour l’achat des avions de combat suédois par le gouvernement fédéral suisse. Les opposants à ce projet ont donc 100 jours pour recueillir les 50.000 signatures nécessaires à l’organisation de la votation.

À l’occasion des votations, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur un ou plusieurs sujets relatifs à la politique fédérale, cantonale ou communale. Le résultat d’une votation est contraignant, les autorités étant dans l’obligation d’appliquer le résultat du vote quelles que soient les recommandations qu’elles auraient pu communiquer.

Selon un sondage conduit auprès de 1.000 personnes par l’institut Isopublic et publié début septembre par le « SonntagsBlick », 63 % des personnes interrogées estiment qu’il ne faut pas acheter de Gripen. Seuls 31 % approuvent cette acquisition. Et 6 % n’ont pas d’opinion.

Un fonds spécial pour s’offrir le Gripen

La Loi fédérale sur le fonds d’acquisition du Gripen est sujette au référendum. En vue de l’achat de l’avion de combat, un fonds spécial (fonds Gripen), juridiquement dépendant de la Confédération, a été constitué. Ce fonds est dissous une fois la phase d’acquisition de l’avion de combat achevée.

Le fonds est alimenté par les crédits budgétaires. Le Conseil fédéral peut être habilité, dans le cadre des décisions portant sur le budget et ses suppléments, à augmenter les crédits pour ce fonds en puisant dans les crédits de défense et d’Armasuisse Immobilier.

Armasuisse est notamment le centre de compétences de la Confédération pour l’acquisition de systèmes et de matériels technologiquement complexes, les technologies importantes en matière de sécurité.

Le Gripen, un choix contesté par les militaires suisses

Selon deux rapports d’évaluation de l’armée de l’air suisse, l’avion de combat suédois n’avait pas atteint « le seuil minimal de capacités attendues » pour mener à bien sa mission de police aérienne. Ce pourquoi le ministre de la Défense suisse, Ueli Maurer, l’a pourtant déclaré vainqueur de l’appel d’offre suisse portant sur l’achat de 22 avions de combat.

L’avion de combat suédois « a été évalué comme insatisfaisant pour ce type de mission de police aérienne. Les principaux points faibles du Gripen ont été son endurance et ses performances » lors des essais en vol de 2008. Il obtient une note médiocre de 4,20 points tandis que le Rafale décroche un 6,71 points (6,2 points pour l’Eurofighter). L’avion de combat suédois est même devancé par les performances des F-18 suisses.

Les Chasseurs Américains F-35 Ne Seraient Pas Prêts Pour Les Tests De Combat

Le programme américain F-35, dont le montant s’élève à 1,5 milliard de dollars, n’est pas prêt pour la phase critique de tests de combat (IOT & E), a indiqué le directeur des essais du Pentagone dans une note de service, datant d’août dernier et divulguée par le Center for Defense Information du Projet On Government Oversight (POGO). Cette révélation marque un autre revers dans le développement du plus important programme militaire du Pentagone, relate The National Interest (NI).

© REUTERS / Australian Defence Force
Pour remplacer ses F-16, la Belgique préférerait le F-35 américain au Rafale français

Selon les analystes du POGO, les responsables du projet tentent de donner l’impression que le programme a réussi la phase de développement, en modifiant les documents de service afin de re-classifier les défauts de conception potentiellement dangereux pour la vie des pilotes.

Robert Behler, directeur des tests et de l’évaluation opérationnels, a retardé les IOT & E jusqu’à ce que les responsables du programme résolvent plusieurs problèmes liés au logiciel, poursuit The NI. M.Behler indique notamment que les tests opérationnels ne peuvent pas commencer tant que le logiciel d’exploitation, les fichiers de données pour missions, le système d’information sur la logistique autonome (ALIS) et l’infrastructure logicielle ne seront pas mis à jour.

Bien que la note n’indique pas clairement quels problèmes spécifiques restent à résoudre, les rapports d’essais précédents avaient révélé «des lacunes techniques majeures dans la capacité du F-35 à utiliser les armes AIM-120» (le principal missile air-air, ndlr).

En fait, les IOT & E sont le dernier obstacle juridique qu’un programme militaire doit surmonter avant de pouvoir entrer en production à taux plein. Selon la loi fédérale, ce processus ne peut pas commencer avant que le directeur des tests opérationnels et de l’évaluation n’approuve par écrit que le programme satisfait à tous les critères nécessaires à sa réalisation.

© Sputnik . Sergey Guneev
Macron réagit au choix du F-35 par la Belgique

Le F-35 Lightning II est un projet d’avion multirôle de cinquième génération conçu par le Pentagone et développé depuis 1996 par le constructeur Lockheed Martin. Le programme de développement a accumulé un important retard par rapport au calendrier initial et occasionné un important dépassement de budget.