Archives mensuelles : mars 2016

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Combat aérien

Mea culpa, mea maxima culpa. Je passe trop de temps sur internet. Et la plupart du temps, ce n’est pas pour y faire grand-chose. Je sérendipite, quoi. Je trapine mes guêtres sur le réseau. Mais de temps à autre, au détour de mes recherches, je découvre une pépite. C’est ce qui m’est arrivé le mois dernier, en découvrant qu’il était possible de faire un véritable combat aérien à bord d’un avion ! Je n’ai même pas pris le temps de réfléchir : j’ai sauté sur l’occasion. Bon, ma femme m’en a un peu voulu de l’avoir mise devant le fait accompli. Mais qu’y puis-je, moi, si je suis d’un tempérament impulsif ? :) Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas regretté une seule seconde, car ça a été absolument génial. D’un bout à l’autre. Ca s’est passé sur une journée entière. Difficile de décrire une journée aussi folle. Au matin, j’ai commencé par apprendre les bases du pilotage. N’ayant pas mon PPL, je démarrais de zéro, mais le briefing était bien fichu. Puis est venu le moment d’embarquer. Et là, dès le décollage, ça a été de la folie pure. Imaginez un laser game grandeur nature à bord de véritables appareils, des biplans derrière génération que vous pilotez vous-mêmes. L’instructeur, qui est un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air et a participé à de véritables dogfights, fait décoller l’appareil puis vous laisse progressivement les commandes. Vous apprenez non seulement à piloter mais aussi à viser et à tirer sur l’appareil adverse. Au bout de trois minutes, vous commencez à avoir les mains qui tremblent tellement vous êtes fébrile face à cette proie qui vous échappe sans cesse. Et puis finalement, quand vous le touchez enfin, cela déclenche des fumigènes et l’appareil abattu laisse échapper une traînée de fumée ! C’est saisissant de réalisme ! Cette expérience est apparemment unique en Europe, si j’ai bien compris. Et c’est tout simplement génial. Si vous avez un jour rêvé de devenir pilote de chasse, je vous recommande chaudement l’expérience. C’est clairement l’une des expériences les plus dingues qu’il m’ait été donné de réaliser. Voilà le site où j’ai trouvé ce vol, pour ceux que ça intéresse, suivez le lien vers l’organisateur de ce combat aérien.

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Quand un Rafale escorte un drone

Le centre national des opérations aériennes (CNOA) a sorti les grands moyens. Un avion de chasse de l’Armée de l’air française et un hélicoptère ont décollé de la base de Saint-Dizier pour accompagner un drone survolant l’espace aérien français. Objectif de la mission : neutraliser l’engin de 55 kilos et de 3,5 mètres d’envergure, volant à 170 km/h. «  »S’il y avait eu un risque que le drone s’écrase dans une zone à forte densité de population, nous serions intervenus », explique Yves-Marie Guillou, commandant second du CNOA. Le drone provenait de Belgique. La société privée Vito l’utilisait pour faire des essais de surveillance maritime au nord du pays. Mais l’engin a échappé à leur contrôle. Vito a rapidement prévenu les autorités belges qui ont rapidement fait décoller deux F-16 pour intervenir. « Dans le même temps, elles nous ont prévenu que le drone prenait la direction de la France », détaille le commandant Guillou. La haute autorité de défense aérienne a dans la foulée mobilisé un Rafale et un hélicoptère. « Vu l’altitude et la vitesse du drone, c’est un duo efficace pour agir si nécessaire ». « Nous avons des accords bilatéraux avec tous nos voisins. Donc les chasseurs belges auraient pu survoler la France, sous le contrôle du CNOA et inversement. Mais dans ce cas-là, le Rafale était déjà sur place donc nous avons pris le relais », continue Yves-Marie Guillou. « Concernant ces poursuites transfrontalières, nous faisons des exercices réguliers avec nos voisins. Nous en avions justement effectué un il y a quelques jours avec la Belgique ». Les opérations en coopération entre les deux armées de l’Air se font donc de manière très fluide permettant d’agir rapidement. Le drone a fini par tomber en panne et s’écraser dans un champ près de Reims sans que l’armée n’ait eu à le neutraliser. C’est le premier événement impliquant un drone, auquel ait dû faire face le CNOA. Mais il se prépare à tous les scénarios possibles impliquant des aéronefs. D’autant plus que les incidents de ce type risquent de se multiplier… Le marché français des drones civils pourrait dépasser 650 millions d’euros en 2025.