Archives mensuelles : août 2015

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Des F-22 en Europe

Les Etats-Unis veulent renforcer leur soutien aux membres européens de l’OTAN déstabilisés par l’intervention russe en Ukraine. La secrétaire de l’armée de l’air américaine Deborah James a donc annoncé le 24 août le déploiement de F-22 en Europe – pour la première fois de la carrière de l’avion de chasse furtif. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué, notamment concernant le nombre d’appareils déployés ou leur localisation. Le général Mark Welsh James, chef d’état major de l’US Air Force, a par ailleurs indiqué que ce serait une occasion de former les partenaires européens de l’OTAN aux opérations avec le F-22 et de tester son interopérabilité avec les autres avions de chasse utilisés par les membres de l’organisation, notamment l’Eurofighter. Mis en service en 2005, le F-22 Raptor de Lockheed Martin a réalisé sa première intervention au combat en 2014, dans le cadre de la lutte contre l’état islamique en Irak et en Syrie. (source: Avion de Chasse)

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Confirmation de l’achat du Gripen par le Brésil

L’accord de financement lié à l’acquisition de Gripen NG par le Brésil a été signé le 25 août. Il marque la fin de la phase de négociation entre le Brésil et la Suède et permet de lancer la production des chasseurs. Le choix du Gripen avait été annoncé en décembre 2013. La commande, d’une valeur dépassant 5,4 milliards de dollars, porte sur 36 appareils, qui remplaceront les Mirage 2000 de l’armée de l’air brésilienne, ainsi que sur l’armement et le soutien logistique. Ils seront livrés entre 2019 et 2024. L’accord s’accompagne également d’un transfert de technologie. Embraer participera au développement du chasseur suédois avec Saab et quinze d’entre eux seront produits au Brésil, dont les huit biplaces.

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L’aéronautique Chinois est en pleine croissance

La crise financière chinoise affole tous les secteurs industriels. Tous, sauf un : l’aéronautique. Les perspectives des avionneurs n’ont jamais été aussi élevées. Optimisme aveugle ou prédictions crédibles ? Alors que bruissent les plus inquiétantes perspectives économiques en Asie, il est des industriels qui continuent de plastronner : Airbus et Boeing. Les avionneurs maintiennent – voire corrigent à la hausse pour Boeing ! – les prévisions de flottes aériennes dont la Chine aura besoin au cours des vingt prochaines années. Suivant qu’ils comptent ou non les avions de moins de 100 places, entre 5300 et 6330 nouveaux appareils devraient consteller le ciel chinois. Le trafic aérien pourrait presque quadrupler d’ici 2034. Record mondial ! Les avionneurs pêcheraient-ils par excès de confiance, alors que la croissance chinoise hoquète et que le dollar (monnaie reine dans l’aéronautique) se renchérit face au yuan ? « En Chine, il n’y a pas de corrélation entre les chiffres du trafic aérien et les indicateurs macroéconomiques », souligne Yann Derocles, analyste au sein du cabinet Oddo Securities. Etonnant, tant ces indicateurs restent liés dans les autres régions du monde. L’explication pourrait prendre l’allure d’un proverbe chinois : corrélation il y aura, lorsqu’à maturité l’aéro arrivera. Les infrastructures aéroportuaires et les flottes aériennes doivent encore, et pour longtemps, rattraper la fulgurante croissance chinoise. L’immense classe moyenne chinoise reste assoiffée de voyages, pour le plus grand bonheur des compagnies aériennes qui se sont multipliées ces dernières années et se livrent une concurrence acharnée : les trois quarts des nouveaux avions viendront grossir les flottes du pays, seul un quart sera dévolu au renouvellement. « Même avec une croissance nulle du PIB, les compagnies auraient besoin de nouveaux avions », résume Stéphane Albernhe, président du cabinet Archery Strategy Consulting. Sauf à ce que la classe moyenne chinoise soit durablement touchée par cette crise financière, Airbus et Boeing peuvent rester confiants. La question ne serait-elle pas plutôt de savoir quelle part de cet immense marché les deux géants de l’aéronautique pourront-ils arracher ? Car se tient en embuscade un acteur encore peu audible, mais aux ambitions considérables, l’avionneur chinois Comac.