Archives mensuelles : mai 2014

vol mig-29

Un vol en MiG-29

Ceux qui ont la tête dans les étoiles seront heureux d’apprendre qu’ils peuvent faire un vol en Mig jusque dans la stratosphère, aux frontières de l’espace. Cette expérience hors du commun se vit en Russie, sur un avion ultra puissant : le MiG-29. e dernier des grands représentants d’une illustre et ancienne famille d’avions de combat, le MiG-29, fut aussi un des derniers produits de la guerre froide. Lorsqu’il fut dévoilé en 1988 au Salon international de l’aéronautique de Farnborough, cet avion multirôle, capable d’atteindre Mach 2 et déjà au service des forces aériennes russes depuis cinq ans, se révéla totalement compétitif avec ses homologues les plus avancés de l’0uest. Les observateurs le qualifièrent de meilleur avion de combat du monde à la fin du XXème siècle. Jugement illustré par une production de plus de 2 000 unités, poursuivie de nos jours à un rythme cependant moins soutenu. Le MiG-29 fut conçu dans les années 1970 dans le dessein de développer un chasseur de nouvelle génération ã même de rivaliser avec les appareils américains contemporains afin de remplacer les MiG-21 et MiG-23 dans les missions tactiques et de défense aérienne. Les spécifications officielles furent émises en 1972, et le programme fut mis en œuvre deux ans plus tard avec la construction de quatorze prototypes pour une première évaluation. Le premier vol eut lieu le 6 octobre 1977. Le type fut retouché en vue de gagner en termes de manœuvrabilité et d’accélération. Ces améliorations furent obtenues grâce ä une étude aérodynamique des plus poussées et à l’adoption de deux turbosoufflantes donnant 8285 kg de poussée avec réchauffe garantissant un excellent rapport poussée/masse. Lors de l’étude de la cellule, les ingénieurs furent épaulés par ceux du TsAGI, le célèbre institut central russe pour l’Hydro-Aérodynamique. L’industrialisation commença en 1982, et ces nouveaux avions de combat furent livrés aux unités à partir du mois d’août 1983 : les commandes atteignirent rapidement 800 exemplaires. Au cours de la production le MiG-29 fut développé en un certain nombre de versions continuellement modernisées dans les domaines de l’avionique, des moteurs et de l’armement, et adapté à des rôles spécifiques. La version biplace UB fut spécialement créée pour l’entraînement opérationnel, alors que des sigles spécifiques qualifiaient les séries destinées à l’exportation. Le MIG-29C fut équipé d’une arête dorsale de manière à loger un équipement électronique plus conséquent. Le MIG-29K, version navalisée, fut développé plus massivement. Construit en 1984, il fut testé entre 1989 et 1991 à bord du porte-avions Amiral Kouznetsov. Caractérisé par une avionique améliorée et un armement spécial antinavire, il fut acheté par la Marine indienne puis décliné en version N à ailes repliables. Si l’on considère les cessions aux pays membres du Pacte de Varsovie, la création d’états après le démembrement de l’URSS et les exportations, le MIG-29 entra au service de près de 40 pays. Au début des années 2000, il fut le seul avion russe employé par l’0TAN, avec les exemplaires de l’ex-RDA passés à la Luftwaffe. Pour en savoir plus sur cette expérience extraordinaire, je vous renvois vers le site qui propose ce vol en MiG-29.

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Un simulateur de B-29 à Paris

Avis à tous les passionnés d’histoire, un simulateur de vol de B-29 Superfortress sera bientôt disponible sur Paris. Il s’agira d’une réplique au cockpit à l’identique, pour s’amuser et découvrir l’histoire de ce Boeing. Cette initiative est l’œuvre d’un collectif de passionnés de cet avion et d’histoire qui souhaite faire vivre la légende du B-29, un avion vraiment à part dans l’histoire de l’aviation. e lâcher des deux bombes atomiques sur Hiroshima et sur Nagasaki les 6 et 9 août 1945 accéléra la fin du conflit en marquant les débuts de l’âge de l’atome. L’avion qui restera associé à jamais à ces deux événements est le Boeing B-29 Superfortress, le plus grand et le plus puissant des bombardiers engagés dans la Seconde Guerre mondiale et la première arme stratégique pouvant opérer à l’échelle universelle. La production de cette machine, des points de vue technique et technologique, représente parfaitement l’énorme contribution de cette guerre au développement des bombardiers. La preuve en est que, outre leur emploi dans la guerre contre le Japon, une grande partie des 3970 B-29 construits jouèrent un grand rôle dans la guerre de Corée et restèrent en service jusque dans les années 1950. Le premier prototype décolla pour la première fois le 21 septembre 1942, et les premiers YB-29 de présérie volèrent le 26 juin 1943. Entre-temps, un ambitieux programme de production avait été défini : les deux lignes de montage de Boeing situées à Renton et ä Wichita devaient être complétées par celles de Bell à Marietta et de Martin à Omaha.

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La mise au point d’un aussi grand bombardier fut loin d’être un processus facile, et les hélices comme les moteurs posèrent notamment un certain nombre de problèmes. Sur les 175 premiers appareils produits, 9900 défauts de types divers furent identifiés et éliminés. Le B-29 fut une machine d’une grande complexité : ce monoplan très long à aile médiane, train tricycle et fuselage de section circulaire, était entièrement pressurisé, à l’exception de la soute à bombes, les compartiments avant et arrière étant reliés par un étroit tunnel. Les moteurs étaient des Wright Cyclone R-3350 en étoile. L’armement défensif était constitué de dix à douze mitrailleuses de 12,7 mm, réparties en quatre tourelles télécommandées à partir de postes regroupés, et d’une tourelle caudale pourvue d’un canon de 20 mm. La charge offensive s’élevait à 9 tonnes de bombes. Outre la version de base, il y eut deux variantes principales, introduites pendant la guerre : la version « A››, dotée d’une aile agrandie, d’une capacité en carburant supérieure et d’un armement différent (1 222 exemplaires construits) et la version « B›› construite à 311 unités, dépourvue d’armement défensif, sauf la tourelle de queue. Les dessins se réfèrent à la version de reconnaissance photo, le F-13A. Pour en savoir plus sur la possibilité de « voler » dans cet avion, je vous renvois vers le site spécialiste de simulateur de vol.

helico teotihuacan

Survol de la pyramide du soleil au Mexique

Certains sites historiques sont magnifiques à découvrir depuis les airs. C’est notamment le cas au Mexique, du site de la pyramide du soleil de Téotihuacan. C’est suffisamment rare pour être préciser car le Mexique interdit généralement tout survol de ses sites historiques. Là en l’occurrence, c’est un site magnifique, d’autant plus depuis les airs. Il y a environ 2000 ans, un peuple peu connu(dont on n’a pas encore déchiffré la langue), qui s’était établi dans une région fertile à proximité de la vallée de Mexico 400 ans auparavant, mit en oeuvre un énorme complexe cérémoniel au nord-est de l’actuelle Mexico. Cela donna naissance à la plus grande ville de Mésoamérique. Son importance culmina au Vie siècle; elle couvrait alors 20km2 et comptait plus de 100000 habitants. L’empire de Teotihuacán s’étendit jusqu’au golfe du Mexique et au Guatemala. La ville était construite selon une grille régulière, et même les cours d’eau étaient endigués pour suivre ce plan rectiligne. La façon dont les rues et les bâtiments sont alignés suggère une signification astronomique. L’artère principale est appelée avenue des Morts, car les bâtiments qui la bordaient, probablement des résidences de dignitaires, ont d’abord été considérés comme des tombes. Elle mène vers le sud à partir de la Pyramide de la Lune, avec la Pyramide du Soleil, plus importante, placée à l’est de l’avenue. Les deux monuments datent du début de construction du site. Comme tous les temples de Teotihuacán, le temple du Soleil a disparu, mais la gigantesque ziggourat qui le supportait subsiste, bordée par son esplanade cérémonielle. Elle mesure environ 225 mètres de côté, et 75 mètres de haut, et comporte 4 niveaux à bords inclinés, le 4ème niveau étant beaucoup plus exigu que les autres. À l’ouest, face à l’avenue des Morts, un grand escalier s’élève des terrasses à trois niveaux. La pyramide est constituée de terre – près d’un million de mètres cubes et recouverte d’une pierre rouge volcanique locale, sur laquelle était ajoutée de la chaux. Le déclin de Teotihuacán commença après 600, puis elle fut mise à sac par les Toltèques, probablement peu après 650. Les occupants suivants, impressionnés par sa grandeur, respectèrent ce site, mais la ville ne retrouva jamais son importance passée. Les Aztèques, qui intégrèrent à leur mythologie beaucoup des divinités figurant sur les murs et les sculptures, croyaient que la ville avait été construite par les dieux, et en firent un lieu de pèlerinage. A découvrir donc, en hélicoptère. Il faut compter environ 200 euros pour le survol. Pour en savoir plus, allez sur Vol en hélicoptère.