Archives mensuelles : octobre 2019

Le Projet D’achat De Gripen Dans Le Viseur Des Citoyens Suisses

L’avenir du Gripen en Suisse est désormais dans les mains des citoyens suisses. C’est ce mardi que débute la collecte en vue de recueillir 50.000 signatures pour l’organisation d’une votation (référendum) pour l’achat des avions de combat suédois par le gouvernement fédéral suisse. Les opposants à ce projet ont donc 100 jours pour recueillir les 50.000 signatures nécessaires à l’organisation de la votation.

À l’occasion des votations, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur un ou plusieurs sujets relatifs à la politique fédérale, cantonale ou communale. Le résultat d’une votation est contraignant, les autorités étant dans l’obligation d’appliquer le résultat du vote quelles que soient les recommandations qu’elles auraient pu communiquer.

Selon un sondage conduit auprès de 1.000 personnes par l’institut Isopublic et publié début septembre par le « SonntagsBlick », 63 % des personnes interrogées estiment qu’il ne faut pas acheter de Gripen. Seuls 31 % approuvent cette acquisition. Et 6 % n’ont pas d’opinion.

Un fonds spécial pour s’offrir le Gripen

La Loi fédérale sur le fonds d’acquisition du Gripen est sujette au référendum. En vue de l’achat de l’avion de combat, un fonds spécial (fonds Gripen), juridiquement dépendant de la Confédération, a été constitué. Ce fonds est dissous une fois la phase d’acquisition de l’avion de combat achevée.

Le fonds est alimenté par les crédits budgétaires. Le Conseil fédéral peut être habilité, dans le cadre des décisions portant sur le budget et ses suppléments, à augmenter les crédits pour ce fonds en puisant dans les crédits de défense et d’Armasuisse Immobilier.

Armasuisse est notamment le centre de compétences de la Confédération pour l’acquisition de systèmes et de matériels technologiquement complexes, les technologies importantes en matière de sécurité.

Le Gripen, un choix contesté par les militaires suisses

Selon deux rapports d’évaluation de l’armée de l’air suisse, l’avion de combat suédois n’avait pas atteint « le seuil minimal de capacités attendues » pour mener à bien sa mission de police aérienne. Ce pourquoi le ministre de la Défense suisse, Ueli Maurer, l’a pourtant déclaré vainqueur de l’appel d’offre suisse portant sur l’achat de 22 avions de combat.

L’avion de combat suédois « a été évalué comme insatisfaisant pour ce type de mission de police aérienne. Les principaux points faibles du Gripen ont été son endurance et ses performances » lors des essais en vol de 2008. Il obtient une note médiocre de 4,20 points tandis que le Rafale décroche un 6,71 points (6,2 points pour l’Eurofighter). L’avion de combat suédois est même devancé par les performances des F-18 suisses.

Les Chasseurs Américains F-35 Ne Seraient Pas Prêts Pour Les Tests De Combat

Le programme américain F-35, dont le montant s’élève à 1,5 milliard de dollars, n’est pas prêt pour la phase critique de tests de combat (IOT & E), a indiqué le directeur des essais du Pentagone dans une note de service, datant d’août dernier et divulguée par le Center for Defense Information du Projet On Government Oversight (POGO). Cette révélation marque un autre revers dans le développement du plus important programme militaire du Pentagone, relate The National Interest (NI).

© REUTERS / Australian Defence Force
Pour remplacer ses F-16, la Belgique préférerait le F-35 américain au Rafale français

Selon les analystes du POGO, les responsables du projet tentent de donner l’impression que le programme a réussi la phase de développement, en modifiant les documents de service afin de re-classifier les défauts de conception potentiellement dangereux pour la vie des pilotes.

Robert Behler, directeur des tests et de l’évaluation opérationnels, a retardé les IOT & E jusqu’à ce que les responsables du programme résolvent plusieurs problèmes liés au logiciel, poursuit The NI. M.Behler indique notamment que les tests opérationnels ne peuvent pas commencer tant que le logiciel d’exploitation, les fichiers de données pour missions, le système d’information sur la logistique autonome (ALIS) et l’infrastructure logicielle ne seront pas mis à jour.

Bien que la note n’indique pas clairement quels problèmes spécifiques restent à résoudre, les rapports d’essais précédents avaient révélé «des lacunes techniques majeures dans la capacité du F-35 à utiliser les armes AIM-120» (le principal missile air-air, ndlr).

En fait, les IOT & E sont le dernier obstacle juridique qu’un programme militaire doit surmonter avant de pouvoir entrer en production à taux plein. Selon la loi fédérale, ce processus ne peut pas commencer avant que le directeur des tests opérationnels et de l’évaluation n’approuve par écrit que le programme satisfait à tous les critères nécessaires à sa réalisation.

© Sputnik . Sergey Guneev
Macron réagit au choix du F-35 par la Belgique

Le F-35 Lightning II est un projet d’avion multirôle de cinquième génération conçu par le Pentagone et développé depuis 1996 par le constructeur Lockheed Martin. Le programme de développement a accumulé un important retard par rapport au calendrier initial et occasionné un important dépassement de budget.