Beaucoup de bruit pour le Rafale ?

31 janvier of 2018 by

Dassault serait entré en négociations exclusives avec le Qatar pour l’achat de 24 avions de chasse Rafale. Un contrat qui pourrait constituer la première exportation du Rafale, depuis sa création en 1989. Ces « négociations exclusives » peuvent cependant être trompeuses. En janvier 2012, l’Inde était par exemple entrée en « négociations exclusives » avec Dassault pour l’achat de 126 Rafale, dont 18 fabriqués en France puis 108 sous licence en Inde, mais ces discussions ne sont toujours pas conclues en cette fin d’année 2014. En décembre 2013 déjà, l’avion de chasse avait essuyé un revers cinglant au Brésil où le gouvernement avait préféré jeter son dévolu sur le Gripen du suédois Saab, plus économe. « Le Brésil n’était pas une cible prioritaire pour le Rafale », affirmait alors Jean-Yves Le Drian. D’autres pays avant le Brésil avaient déjà refusé d’intégrer le Rafale. Il faut préciser que ces pays cherchaient avant tout à se doter d’un avion de combat pour des raisons de prestige, davantage que pour ses qualités militaires. Dès lors, la question du prix était extrêmement importante. Concernant l’Inde, tout n’est pas encore perdu. Le contrat du Rafale, estimé à environ 12 milliards de dollars, implique un complexe partage de technologies et selon la presse indienne, les discussions achoppent actuellement sur la question des responsabilités (délais, dommages..) pour les appareils produits en Inde. Le ministre français a mis en avant le fait que tous les contrats de défense négociés entre la France et l’Inde « contribueront à développer le programme ‘Make in India’ dans le secteur de la défense ». Un argument de poids, puisque le Premier ministre indien Narendra Modi a lancé cette initiative afin d’attirer les investisseurs industriels étrangers pour qu’ils produisent en Inde. L’Inde est le premier importateur mondial d’armes conventionnelles. Depuis quinze ans, aucune tentative d’exportation du Rafale n’a jamais abouti. L’exportation du Rafale revêt un enjeu budgétaire considérable. Des commandes à l’étranger viendraient en effet soulager les épaules de l’Etat, pour le moment seul client du Rafale. « Il y a du bon travail qui a été engagé », a déclaré le président français François Hollande, interrogé sur l’avancement du dossier à Paris. « Il faut être toujours prudent sur ces contrats. Le travail se fait. Et lorsqu’il sera conclu, nous pourrons parler. Jusqu’à présent, le silence est plutôt la bonne méthode », a-t-il estimé. Espérons pour le Rafale des ventes… en rafale. Source : vol en avion de chasse L39

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