Aviation: toujours plus de confort

06 avril of 2017 by

Meilleure qualité de l’air, réduction du bruit, contrôle de l’éclairage, sièges plus larges et écrans individuels : les transporteurs aériens mettent de l’avant le confort amélioré de leurs plus récents appareils. On ne s’en plaindra pas ! Mais arriverons-nous à destination plus reposés ? Bien-être à bord Boeing 787. Airbus 330. Les avions se perfectionnent. Certains peuvent, en partie, diminuer les désagréments liés au voyage grâce à un système d’éclairage, des hublots plus grands et un meilleur maintien de la pression. Mais le confort reste une option pour les compagnies aériennes qui veulent avant tout maximiser leurs opérations. Monter à bord d’un appareil moderne n’est pas nécessairement le gage d’un vol parfait. Un peu à l’image des voitures, pour jouir du confort et des gadgets, il faut y mettre le prix, car tout n’est pas compris dans le prix de base. « Chaque transporteur va acheter un modèle qui sera conçu avec la même ingénierie, la même ligne, les mêmes courbes de performance. Mais pour la partie intérieure, il y a des options », explique Guillaume Blum, professeur adjoint à l’École de design de l’Université Laval. Avec l’aide de designers spécialisés dans le domaine, les compagnies aériennes choisiront le nombre de sièges. Le calcul est simple : moins il y a de places assises, plus il y a de l’espace pour les passagers. Ce scénario est rarement choisi par les compagnies qui veulent voler avec le plus grand nombre de voyageurs possible. « Il y a une espèce de conflit entre le confort et la rentabilité de l’appareil », souligne M. Blum. Il en va de même pour les matériaux utilisés pour concevoir le mobilier. Chaque entreprise fait ses choix. Par exemple, l’Airbus 330 d’Air Transat n’offre pas nécessairement la même expérience que sur les ailes d’autres transporteurs qui possèdent le même avion. Transat a en effet rénové sa flotte d’Airbus A330 en 2012 pour maximiser le confort de ses passagers sur ses vols longs-courriers. Décalage horaire Et lorsqu’elles décident de mettre le paquet sur de nouveaux appareils, les compagnies aériennes n’hésitent pas à affirmer que ceux-ci possèdent tous les atouts nécessaires pour vaincre le décalage horaire. Mais ces avions, aussi modernes soient-ils avec leur hublot de plus grande dimension et leur éclairage modulable, parviennent-ils vraiment à contrer les désagréments du voyage et à aider les passagers à se sentir frais et dispos une fois rendus à destination ? Guillaume Blum émet quelques réserves. S’il admet que toutes ces technologies ne peuvent évidemment pas nuire, le professeur rappelle toutefois que c’est plutôt la préparation avant le vol qui aide l’organisme (repos, repas légers…). Michel Archambault, professeur émérite en tourisme, fondateur de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, partage cet avis. « Le décalage, c’est une gestion que tu dois faire personnellement en lien avec tes besoins physiologiques, dit-il. Le confort de l’avion va t’aider à mieux gérer ça, mais ce n’est pas le facteur numéro 1. » En dehors de la pressurisation et de tous ces concepts qui peuvent apparaître bien techniques, Guillaume Blum insiste sur un point bien important à ses yeux : les écrans. « Dans les plus vieux appareils, on retrouve quelques écrans sur lesquels on diffuse un film grand public qui ne plaît à personne. [Maintenant, on retrouve] un service de divertissement personnalisé, situé sur le siège, qui occupe l’esprit pour ne pas penser au fait qu’on a mal au dos pendant le vol. »

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