Fusion des filiales d’Air France

27 avril of 2015 by

Les trois filiales régionales de la compagnie aérienne Air France, opérant déjà sous une marque commerciale unique, devraient entamer un processus de fusion dans les mois qui viennent. Une perspective qui inquiète les syndicats. Le quotidien Le Télégramme a révélé que la direction de HOP ! prépare le regroupement d’Airlinair, Brit Air et Régional en une seule entité, information transmise aux trois filiales après la réunion du Comité d’entreprise le 24 avril 2015. « Des groupes de travail se mettront en place par métier » pour réfléchir à cette fusion, explique au quotidien le directeur général de HOP! Brit Air, Georges Daher, qui parle du « résultat du diagnostic mené dans le cadre de Transform 2015 », le plan de restructuration qui vient de laisser la place à Perform 2020. Le quotidien précise que la « fusion des services » concernera le centre de contrôle des opérations, la direction des opérations aériennes, la direction de la sécurité des vols, les directions financières et de ressources humaines et les équipes qualité-conformité. Si certains syndicats ont crié à la mort annoncée des trois compagnies régionales, le délégué CFDT Joël Dahan explique dans Le Télégramme que « ce qui s’amorce maintenant, avec l’harmonisation des trois compagnies, c’est un gros travail social. Il y aura des doublons, des triplons sur les sites, et l’objectif est de faire encore davantage d’économies. De la casse sociale est à craindre partout ». Nul ne sait combien de postes pourraient être menacés ou supprimer, de nouvelles réunions devant avoir lieu cette semaine ; le délégué CGT Francis Réquéna croit sa voir que les choses « avanceront d’ici à l’été ». L’annonce d’une fusion, même partielle, ne semble pas avoir pris les syndicats par surprise (un PDV dans la maintenance sur le site de Brit Air à Morlaix a déjà été annoncé). Les pertes enregistrées par Air France sur le moyen-courrier, en particulier face à la concurrence des low cost et du TGV, ont déjà poussé la compagnie nationale à réorganiser cette activité, abandonnant tout le trafic point-à-point (à l’exception des vols vers l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle) à HOP! sur un principe clair : sur un principe à la fois simple et clair: « à chaque besoin du marché doit correspondre une offre commerciale spécifique et un modèle économique adapté, que ce soit en termes de coûts ou de revenus », expliquait encore le PDG Frédéric Gagey l’année dernière. Depuis la création de HOP! en janvier 2013, les trois compagnies régionales ont conservé leurs sièges et leurs flottes respectives (rappelons qu’Airlinair utilise des ATR, Brit Air des Bombardier CRJ et Regional des Embraer).

 
airbus

Next:

Rien ne va plus pour l’A400M

You may also like